Une édition du XIIIe siècle de la Torah au centre d’un conflit international
11/08/2006
Plaintes et procès se succèdent autour d’un exemplaire de la Torah initialement détenu par la Bibliothèque Nationale de France, suite à l’acquisition par la France de ce fameux manuscrit en 1668.
Revenons sur les événements : en 2000, cet exemplaire fut cédé aux enchères par la maison de ventes Christie’s de Londres, pour le prix de 358 000 dollars, à un marchand d’art américain de Brooklyn dénommé Yosef Goldman. Afin de demander la restitution du document à la Bibliothèque Nationale, la France a porté plainte contre l’antiquaire américain. Mais, en juillet dernier, ce même antiquaire a porté plainte contre la maison Christie’s devant la Cour Suprême de Brooklyn (New York), évoquant le fait que cette dernière n’aurait jamais dû mettre ce document en vente.
Samedi dernier, Christie's mettait en avant sa bonne foi quant à sa méconnaissance du vol du document au moment de la vente. « Nous pensons que sa plainte n'a aucune valeur, et nous allons donner suite devant la justice », a déclaré le porte-parole de Christie’s, Toby Usnik. L’avocat de Goldman, Nathaniel Lewin, demande le remboursement de la somme versée par son client pour l’acquisition de cette Torah datant de 800 ans.
Ce manuscrit religieux volé, intitulé « Hébreu 52 », était également au centre du procès de Michel Garel, ancien Conservateur de la BnF et condamné en 2005 pour ce délit. Rappellons que lors d’un inventaire à la BnF cette même année, 30 000 documents et livres avaient été déclarés volés par les responsables de la bibliothèque.

