Pierre Bergé & associés : vente de livres anciens et manuscrits
30/09/2009
Jeudi 1er octobre 2009 à 14heures (hors catalogue) et 14 heures 30 (catalogue)
Drouot Richelieu Salle 11.
Lot phare de cette vente :
4 tomes in-folio / Reliure d’époque en maroquin vert, 11 filets dorés en encadrement sur les plats, chiffre couronné au centre, dos à 6 nerfs orné de caissons de filets dorés, double filet sur les coupes, tranches dorées, dentelle dorée sur les chasses (Vve Niedrée, signé en queue du dos du t.4).
T.1 : « Lettres originales de M. Nepveu architecte à M. Godard Dubuc directeur des Bâtiments de la Couronne, du 26 juillet 1833 au 23 janvier 1837, contenant les détails de chaque visite du roi Louis - Philippe et le résumé des ordres donnés par S.M. pour la création des galeries historiques. »
94 lettres sur 207 ff. de let ms., 2 ff. de plans.
T.2 : « Lettres originales de M. Nepveu architecte à M. Godard Dubuc directeur des Bâtiments de la Couronne, du 30 janvier 1837 au 13 octobre 1841, contenant les détails de chaque visite du roi Louis - Philippe et le résumé des ordres donnés par S.M. pour la création des galeries historiques. »
137 lettres ms sur 216 ff. ms., 2 ff. de plans.
T.3 : « Lettres originales de M. Nepveu architecte à M. Godard Dubuc directeur des Bâtiments de la Couronne, du 26 octobre 1841 au 16 décembre 1843, contenant les détails de chaque visite du roi Louis - Philippe et le résumé des ordres donnés par S.M. pour la création des galeries historiques. » 80 lettres sur 182 ff. et 22 ff. de plans en couleurs ou dessins ht.
T.4 : « Lettres originales de M. Nepveu architecte à M. Godard Dubuc directeur des Bâtiments de la Couronne, du 22 janvier 1844 au 24 décembre 1847, contenant les détails de chaque visite du roi Louis - Philippe et le résumé des ordres donnés par S.M. pour la création des galeries historiques. » 100 las et 4 ff explicatifs de plans sur 182 ff. de lettres ms., 19 ff. de plans et 1 double page en couleurs.
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Chiffre couronné de Camille Bachasson, comte de Montalivet, homme d’Etat français et Pair de France, né le 25 avril 1801. Il entame dès 25 ans sa carrière politique, affichant aussitôt ses opinions contre Charles X et la « liberté violée ». Il s’associe sans hésitation au mouvement électoral qui envoya à la chambre des députés les fameux deux cent vingt et un. Décidé et ambitieux, il se présente au duc d’Orléans, au Palais - Royal. Celui-ci devenu roi, se souvient du jeune homme.
« Après avoir confié à M. de Montalivet l’intendance provisoire de la dotation de la Couronne, il se trouva disposé à lui donner, sur la proposition de M. Laffitte, le portefeuille de ministre de l’intérieur, en remplacement de M. Guizot. » (Hoefer) Dans le nouveau ministère formé après le départ de Lafayette, il accepte le portefeuille de l’instruction publique et des cultes (1831), qu’il marqua par ses efforts d’amélioration de l’enseignement populaire. S’ensuit une longue période de troubles où il est très controversé et alterne les portefeuilles ministériels et l’intendance de la liste civile.
C’est dans ce poste éminent qu’il occupe par intervalles jusqu’en février 1848, qu’il contribue à la création du Musée de Versailles.
La notion de liste civile est apparue en France en 1790 sous le règne de Louis XVI, suivant le modèle de l’Angleterre. Elle se composait de deux éléments : une dotation annuelle attribuée par l’État au souverain pour les dépenses de sa maison, permettant de bien distinguer les dépenses de la couronne au sein du budget de l’État et une dotation immobilière et mobilière, constituée d’un ensemble de biens identifiés au sein du domaine de l’État. Elle se composait principalement de résidences servant à l’habitation du souverain, qui devait pourvoir à leur entretien.
C’est sur cette liste civile que le roi Louis - Philippe s’appuie pour mettre en place son projet de réhabilitation du Château de Versailles. Le château étant vide depuis la révolution, il décide en effet en 1833 de restaurer les appartements royaux et de transformer les autres en un musée national : « Ce musée était son oeuvre.
Il en était fier ; et il avait raison de l’être, car il en avait eu le premier la pensée et il l’avait créé sans qu’il en coûtât rien à l’Etat. La dépense qui dépassait 23 millions, fut supportée en entier par sa liste civile. [… ] » Louis - Philippe désire en faire un musée de l’histoire de France célébrant les conquêtes militaires de l’Ancien Régime, de la Révolution française, de l’Empire et même de la Restauration mais surtout la construction d’une identité nationale. Très attaché à ce projet destiné à marquer l’entreprise de réconciliation nationale menée par la monarchie de Juillet, il surveille d e très près l’exécution des travaux et les commandes des tableaux. « Il en surveilla lui - même l’exécution, discutant le plan de toutes les salles, et les sujets qui devaient les remplir, n’excluant aucune époque de l’histoire et posant en principe que « tout ce qui est honorable devait être honoré. » » (Fils de roi, Société anonyme de publications périodiques, 1885) Le Musée est inauguré en 1837 : « Le roi Louis - Philippe avait tenu à rattacher au souvenir du mariage de son fils l’inauguration du musée de Versailles. […] Il voulait que l’inauguration du palais transformé laissât un souvenir dans la mémoire des hommes et il en a fait non une fête de cour, mais une solennité nationale. Il y avait convié l’élite de la France : les représentants d es grands corps de l’Etat, l’Institut, le monde des lettres et des arts. » (Fils de roi, Société anonyme de publications périodiques, 1885) Coiffes légèrement frottées. Taches sur le plats du tome 4. et bordures frottés en queue. estimation : 100 000 / 150 000 €
Catalogue et résultats consultables en ligne www.pba-auctions.com

